La délégation épiscopale à Marrakech cherche à conforter l’accord climatique de 2015

November 11, 2016

Photo: An Episcopal delegation representing Presiding Bishop Michael Curry at the United Nation’s climate conference underway in Marrakesh, Morocco, leads people in a meditation on courage: Photo: Shelia Andrus

[Episcopal News Service] En décembre dernier, les gouvernements et dirigeants mondiaux se sont réunis en France pour conclure un accord historique visant à réduire les émissions de carbone et arrêter le réchauffement mondial. Au début de cette semaine, ils se sont à nouveau rassemblés, cette fois à Marrakech au Maroc, pour poursuivre leurs travaux.

« La COP21 à Paris avait pour objet de parvenir à un accord, la COP22 a pour objet de mettre en œuvre les actions nécessaires pour réaliser cet accord, l’approfondir et le renforcer », déclare Marc Andrus, évêque de Californie dans un courriel adressé à Episcopal News Service depuis la conférence.

Marc Andrus représentait l’Évêque Primat Michael Curry à Paris l’année dernière mais assiste à la « COP ou “Conférence des parties” des Nations Unies » à titre personnel. La délégation de cette année à la conférence de 12 jours comprend également Lynnaia Main, responsable des partenariats mondiaux pour l’Église épiscopale et liaison auprès des Nations Unies ainsi que Jayce Hafner, analyste de politique intérieure pour le Bureau des relations gouvernementales de l’Église épiscopale à Washington DC ainsi que d’autres personnes provenant des diocèses de Californie et de Washington (District de Columbia).

« En tant qu’ONG présente dans 17 pays et connue dans son contexte onusien comme indépendante de tout gouvernement, l’Église épiscopale est bien placée pour poursuivre son ministère de justice climatique et d’action à l’échelle mondiale », explique Lynnaia Main dans un courriel adressé à ENS depuis Marrakech.

L’élection de Donald J. Trump comme prochain président des États-Unis projette une ombre sur la conférence de Marrakech, dans la mesure où il a formé le vœu que les États-Unis se retirent de l’Accord de Paris et de restreindre l’engagement du pays pour réduire sa dépendance vis-à-vis des énergies fossiles. Le président élu a qualifié de « canular » le changement climatique causé par l’homme.

L’Accord de Paris demande aux pays du monde entier de limiter leurs émissions de carbone, ce qui obligera à diminuer la dépendance vis-à-vis des énergies fossiles en faveur de sources d’énergies renouvelables et, pour les pays développés qui sont responsables de la majeure partie des émissions, historiquement et actuellement, à s’engager à consacrer chaque année d’ici 2020, 100 milliards de dollars à l’aide au développement des pays en voie de développement.

Tout en suivant de près l’évolution de la situation aux États-Unis, l’équipe épiscopale s’emploie à établir des relations avec les délégations représentant l’Amérique latine, les Caraïbes, l’Asie et le Pacifique, et l’Europe, tous lieux où l’Église est présente, explique Lynnaia Main.

Article complet en anglais.

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